Notícia

Université Sorbonne Nouvelle (França)

ATLANTIQUE ARGENTIQUE - Circulations photographiques, XIXE - XXIE siècles

Publicado em 30 setembro 2021

Por patrice.roland@sorbonne-nouvelle.fr (Patrice Roland)

Colloque international

Organisation :

Maison des Sciences de l’Homme Paris Saclay, l’UMR Théorie et Histoire des Arts et des Littératures de la Modernité (THALIM), l’école doctorale Translitterae, le Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (CHCSC), le laboratoire Synergies Langues Arts Musique (SLAM) et le Jeu de Paume dans le cadre du programme ANR Transatlantic Cultures

Programa     Versão francesa 

Programa Versão inglesa

Registro
https: // jeudepaume.org/evenement/ colloque -atlantique- argentique-1 /

Présentation

On le sait, la question des origines de la photographie a donné lieu à des hypothèses concurrentes, ancrées dans les particularismes et les revendications nationales. La photographie a été imaginée, esquissée, voire inventée avant Daguerre, par des Anglais (au premier rang desquels Henry Talbot), par un Espagnol de Saragosse (Ramos Zapetti) et peut-être même par un autre Français exilé au Brésil (Hercules Florence). Ce que François Brunet appelait « l’idée de photographie » semble avoir surgi presque en même temps sur toutes les rives de l’Atlantique. Depuis, les photographies et les photographes ont contribué de façon décisive aux cultures transatlantiques et aux échanges entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques.

Le colloque « Atlantique argentique » ambitionne précisément d’esquisser une cartographie de ces zigzags dans l’ensemble de la région, avant que la culture visuelle de la fin du XXe siècle ne soit profondément transformée et mondialisée par la technologie numérique et l’apparente dématérialisation des images. La construction de cultures atlantiques s’est jouée en partie dans la manière dont ce « désir de photographier » a traversé l’océan. La circulation matérielle des images et des publications, des praticiens professionnels et amateurs, le marché des matériels et l’organisation d’expositions ont été des vecteurs importants d’échanges commerciaux et culturels.

Ces traversées ont d’abord touché les grandes capitales de l’Atlantique et les ports. Elles ont relié les patries d’origine des migrants et les frontières de l’exil, les champs de missions et les champs de bataille, les hauts-lieux du tourisme et les horizons inconnus. Pour ce faire, les photographies ont voyagé par bateau, par câble, par avion, et même dans une célèbre valise mexicaine. Ce sont les voyages et les correspondances, les échanges institutionnels, les circuits de l’art et de la culture qui ont ainsi contribué à fabriquer ou à maintenir des liens familiaux, amicaux, politiques ou religieux dans l’ensemble de la région, nourrissant les histoires communes d’un rivage à l’autre.

Cet Atlantique des images matérialise à la fois le lien et l’éloignement, la communauté et la séparation. Il a façonné des empires, nourri la propagande et le commerce, élaboré l’utopie d’une « famille humaine » commune au lendemain de la Seconde guerre mondiale.

Les interventions de la première journée s’attacheront donc à dessiner la contribution des images photographiques au paysage visuel atlantique, ce « monde image » (image world) évoqué par Deborah Poole pour décrire l’économie visuelle liant les Andes, l’Afrique, l’Europe et les États-Unis. La deuxième partie du colloque, articulée autour de l’expositionLa collection Thomas Walther, reviendra sur les circulations du modernisme photographique, sur la constitution des réseaux artistiques, et sur la manière dont l’Atlantique argentique se diffuse, désormais, sous la forme d’un océan numérique.

Ce colloque s’inscrit dans le cadre du programme de recherche international « Transatlantic Cultures » mené par le Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (Paris-Saclay), l’Université Sorbonne-

Nouvelle Paris 3 et l’Université de São Paulo avec le soutien de l’ANR et de l’agence brésilienne FAPESP.

Comité scientifique :

Alexander Alberro, Columbia University, États-Unis, Jennifer Bajorek, Hampshire College, États-Unis, Alberto del Castillo Troncoso, Instituto Mora, Mexique, Laurence Cossu-Beaumont, Sorbonne Nouvelle, Paul-Henri Giraud, Université de Lille, France, Patricia Hayes, Université du Cap-Occidental, Afrique du Sud, Jean Kempf, Université Lyon 2 Louis Lumière, France, Boris Kossoy, Université de São Paulo, Brésil, Olivier Lugon, Université de Lausanne, Suisse, Rebeca Monroy Nasr, Instituto Nacional de Antropología e Historia, Mexique, Maureen Murphy, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Membre de l’Institut Universitaire de France, Michel Poivert, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, France, Shelley Rice, New York University, États-Unis, Pia Viewing, Jeu de Paume, France, Laura Wexler, Yale University, États-Unis, Kelley Wilder, De Montfort University, Royaume-Uni

Comité d’organisation :

Ada Ackerman, THALIM, Centre National de la Recherche Scientifique, Didier Aubert, THALIM, Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle, Clara Bouveresse, SLAM, Université d’Evry-Val d’Essonne , Anaïs Fléchet, CHCSC, Université de Versailles Saint-Quentin, Mélanie Lemaréchal, Jeu de Paume, Eduardo Morettin, Université de São Paulo, Priscilla Pilatowsky, IHEAL-CREDA, New Zealand Institute of International Affairs, Marta Ponsa, Jeu de Paume.